On parle d’autoconstruction, d’auto construction ou d’auto-construction (les trois orthographes désignent la même chose) lorsqu’un particulier bâtit lui-même son logement, au lieu de confier les travaux à un constructeur ou à des entreprises. L’autoconstructeur achète les matériaux, loue le matériel, organise le chantier et réalise les travaux, seul ou avec l’aide de proches.
Il existe plusieurs degrés d’autoconstruction :
- L’autoconstruction totale : vous réalisez tout, des fondations aux finitions. C’est le cas le plus économique.
- L’autoconstruction partielle : vous confiez à des professionnels les lots les plus techniques ou les plus risqués (terrassement, charpente, électricité…) et faites le reste.
- L’autofinition : une entreprise livre la maison hors d’eau / hors d’air, et vous réalisez le second œuvre (isolation, cloisons, électricité, plomberie, peinture).
- Autoconstruction totaleéconomie maximaleVous faites tout, des fondations aux finitions
- Autoconstruction partielleTerrassement, charpente ou électricité confiés à des pros
- Autofinitionéconomie moindreMaison livrée hors d’eau, vous faites le second œuvre
Dans tous les cas, l’autoconstructeur reste le maître d’ouvrage : c’est lui qui dépose le permis de construire, souscrit les assurances et répond de la conformité de la maison. Il n’a pas besoin de diplôme ni de statut particulier, mais il doit respecter les mêmes règles techniques qu’un professionnel : les normes DTU, la RE2020 et le Code de l’urbanisme.
Beaucoup d’autoconstructeurs se lancent pour accéder à la propriété avec un budget modeste, d’autres pour choisir chaque matériau ou pour la fierté d’habiter une maison bâtie de leurs mains. Certains parlent même d’autoconstruction pour rester libre : libre de son rythme, de ses choix techniques et, surtout, d’un crédit moins lourd.
