Une fondation transmet le poids de la maison à une couche de sol capable de le porter sans s’enfoncer, à une profondeur où ni le gel ni la sécheresse ne la font bouger. Deux familles existent : les fondations superficielles, posées peu profond sur un bon sol (semelles, radier), et les fondations profondes, qui vont chercher le bon sol plus bas (puits, pieux).
Ce qui décide, c’est la portance du sol : sa capacité à supporter une charge, exprimée en MPa. L’application part d’une valeur prudente pour chaque nature de sol, en attendant l’étude G2 qui donnera la valeur réelle de votre terrain.
| Nature du sol | Contrainte admissible retenue | Ce que cela change |
|---|---|---|
| Rocher | 0,6 MPa | Semelles étroites, au minimum constructif |
| Graviers | 0,35 MPa | Semelles de largeur courante |
| Sable | 0,25 MPa | Semelles de largeur courante |
| Limons | 0,18 MPa | Semelles plus larges, drainage conseillé |
| Argile | 0,15 MPa | Semelles larges, et sensibles à la sécheresse : ancrage renforcé |
| Sol non étudié | 0,15 MPa | Hypothèse prudente tant que l’étude G2 n’est pas faite |
1 MPa = 10 kg/cm². Le remblai (terre rapportée) n’est pas un sol d’assise : les fondations descendent dessous, jusqu’au terrain en place.
Pour comprendre comment cette portance fixe la largeur des semelles, voyez notre guide du calcul des fondations d’une maison ; pour la profondeur, celui de la profondeur des fondations.